Le Togo se dote d’une structure de lutte contre la menace terroriste

La République togolaise, qui vient d’adopter sa toute première loi de programmation militaire, va consacrer, entre 2021 et 2024, plus de 850 milliards de Francs CFA au renforcement des équipements de ses forces armées.
Le nouveau gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, a annoncé la création d’un comité interministériel afin de lutter contre les risques de propagation des violences terroristes en provenance de pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Bénin.
D’après un communiqué publié samedi matin, la nouvelle cheffe du gouvernement a créé un ‘Comité interministériel de lutte et de prévention contre l’extrémisme violant’ afin de répondre à des attentats quasi-quotidiens et des menaces terroristes secouant certaines régions limitrophes de la République togolaise. “En effet, le nouveau gouvernement a pour principale mission d’œuvrer à réduire ou à éradiquer considérablement l’expansion de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base le soutien et les outils dont elles ont vraiment besoin afin de lutter contre ce fléau, et de renforcer la collaboration et la coopération entre les forces de sécurité et de défense, et l’administration pour une lutte et une prévention efficace”, a déclaré Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.

       Terrorisme : l’Afrique peut-elle faire face ?

Le président du Togo avait promis en mars dernier une nouvelle loi sur la sécurité inférieure afin de lutter contre cette nouvelle menace. D’après les échos, ce dernier, qui craint particulièrement une attaque d’éléments des groupes terroristes venant du Bénin voisin, prévoit d’accroître les effectifs des FAT (Forces Armées Togolaises), de 18 980 hommes actuellement, à 36 500 en 2024. Il avait annoncé le démantèlement des cellules djihadistes, ces dernières semaines dans le pays. Si les dispositions prises par la République togolaise pour prévenir l’extrémisme violent semblent novatrices, celles-ci doivent être soumises au test de la réalité.
Longtemps confinée au Sahel, la menace terroriste se répand depuis mars 2019 vers les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (à savoir le Bénin, le Ghana, Gambie, Cap-Vert, Burkina Faso, etc.). Pour la République togolaise, ce risque a été confirmé le 20 juillet 2020 lors d’une attaque contre un poste mobile de douane, à Noaho.
Les ministres de la Sécurité du Conseil de l’Entente se sont réunis la semaine dernière à Lomé, la capitale togolaise. Cette cinquième réunion annuelle s’est centrée essentiellement sur la lutte contre les attaques terroristes dans l’Espace commun.

Le Togo bientôt membre de l’Institut mondial de la croissance verte

Le Togo mettra au cours des cinq prochaines années l’action politique au cœur de sa croissance économique. En effet, le pays prépare son adhésion à l’Institut mondial de la croissance verte (Global Green Growth Institute) qu’il accompagnera dans l’atteinte de ce but. Il est à noter que cette organisation internationale, dont le siège est à Séoul, vise principalement à promouvoir la croissance verte, un paradigme de croissance caractérisé par un équilibre entre l’environnement et la croissance économique. Le projet était sur la table de l’Exécutif ce jeudi 3 décembre, réuni en Conseil des ministres. Ainsi, le nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, a étudié l’avant-projet de loi pour une accession qui marquera, à termes, particulièrement un engagement de plus au profit du développement durable. Cela démontre l’engagement de la République togolaise à axer son développement sur une économie résiliente au changement climatique et durable.
Selon le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, les prochains programmes de développement se construiront notamment autour de la lutte contre le réchauffement climatique et l’adaptation. Cela fera donc du Togo le 2e pays d’Afrique après le Bénin à adhérer au GGGI (Global Green Growth Institute).

     Un futur plus vert pour le Togo

Le Global Green Growth Institute promeut la croissance verte intégrant la préservation de l’environnement dans les paradigmes de développement économique. Il promeut aussi une croissance sobre en émission de carbone. L’institut fournit un accompagnement dans la mise en œuvre et l’élaboration d’initiatives éligibles au financement climatiques, des progs de renforcement des capacités et un appui technique.
Le GGGI compte à ce jour plus de 42 membres. Il est important de rappeler que cette organisation internationale a signé en octobre 2018 un protocole d’accord avec la BAD (Banque Africaine de Développement) pour promouvoir des activités de recherches, ainsi que des projets, programmes et études conjointes.
En devenant membre du GGGI, la République togolaise pourra ainsi renforcer sa volonté de développer une économie beaucoup plus verte. D’après le PND (Plan National de Développement 2018-2022), le but des autorités est d’atteindre, à l‘horizon 2022, une croissance de 12. 5 %. Il est important de rappeler que le Plan National de Développement a déjà pour base une économie beaucoup plus résiliente au climat et durable. Si aucun pays ne lui dame le pion, la République togolaise deviendrait ainsi le 2e pays africain (après le Bénin) membre du Global Green Growth Institute. Il est à noter que le Togo n’est pas l’unique pays à s’orienter vers une croissance verte. D’autres comme le Maroc, le Burkina Faso et le Sénégal s’étaient déjà inscrits dans cette démarche.

Réalisation du Plan National de Développement : le PNUD, désormais partenaire de Togo Invest

Tandis que la pandémie mondiale de coronavirus a bouleversé les économies (africaine et mondiale) et toutes les prévisions de croissance, Togo Invest s’associe avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin de donner un tout nouvel élan à la dynamique. L’objectif principal de cette collaboration, scellée mardi 24 novembre dernier, est de faciliter la mobilisation des ressources financières, humaines et techniques pour l’achèvement des ODD (Objectifs de Développement Durable) au Togo.
Les actions du PNUD et Togo Invest structurées autour de 3 axes, vont identifier, minimiser, sinon épargner si possible, les dommages causés à l’environnement et aux personnes dans le cadre des projets du Plan National de Développement. Ces dernières viseront aussi à mettre en œuvre et développer des stratégies de responsabilité sociétale et sociale des sociétés. Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, il s’agira de promouvoir l’économie verte. Au-delà, le Programme des Nations unies pour le développement, va grâce à cette collaboration, mobiliser le secteur privé pour que celui-ci joue sa partition dans la mise en œuvre du PND. Cette initiative vise essentiellement à doter l’institution d’un cadre de référence pour sa planification opérationnelle. Ce cadre lui permettra ainsi d’apporter des solutions durables et innovantes pour renforcer son positionnement stratégique, attirer plus d’investissements à fort impact socio-économique et identifier ses ressources de financement.
L’idée principale est de permettre au nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, d’atteindre ses ODD, avec les ressources mobilisées par les véhicules financiers et les modes privilégiés par l’institution Togo Invest Corporation. Il est important de rappeler que le PNU-Togo assure d’ores et déjà le financement des consultants pour des études de diverses potentialités existant à la République togolaise.

    Togo Invest et le PNUD vont soumettre au Fonds Vert un projet de 75 millions de dollars

Le PNUD-Togo et Togo Invest, à peine devenus associés, vont monter ensemble un projet de 75 millions de dollars (soit 96 millions de Francs CFA) au Fond Vert Climat. En effet, il s’agira pour l’institution onusienne d’associer Togo Invest Corporation à ce projet qu’il est déjà en train d’élaborer. Celui-ci est en totale cohérence avec les trois axes prioritaires de la collaboration scellée dernièrement entre les 2 institutions.
Le Programme des Nations unies pour le développement s’engage à travailler avec l’institution Togo Invest Corporation à la durabilité environnementale et au renforcement de la responsabilité des sociétés. Ces institutions devront ainsi œuvrer à la sauvegarde environnementale.

75 milliards de chiffre d’affaires pour les compagnies d’assurance en 2019

Le marché de l’assurance africain continue sa progression. Le volume global des primes réalisées par tous les pays du continent a progressé de plus de 15 %, à 59. 2 milliards de Francs CFA en 2018 contre 46. 3 milliards de Francs CFA en 2017. Selon les dernières données publiées par Sigma Conseil (leader en Algérie et en Tunisie ; bureau d’étude et statistique qui opèrent dans l’ensemble des pays d’Afrique du Nord), la part de marché du continent africain reste quasi-stable.
Le trio en tête du classement reste inchangé : l’Afrique du Sud (à savoir Malawi, Madagascar, Lesotho, Eswatini, Comores, Botswana, Angola, etc.) occupe la toute première place avec près de 52 milliards de Francs CFA de primes, soit 82 % des encaissements réalisés sur le continent africain. La Tunisie arrive en 2e position avec 6. 9 milliards de Francs CFA. Le Burkina Faso réalise 3. 5 milliards de Francs CFA de chiffre d’affaires.
Le marché de l’assurance togolais, régi par le code CIMA, est porté par les sociétés leaders du secteur (à savoir ACA (Africaine de Courtage d’Assurance), Fidelia Assurances, ASCOMA Togo, SAHAM Assurances, OGAR Assurances, etc) et comptabilise ainsi un chiffre d’affaires de 56 500 millions de Francs CFA. Tout comme plusieurs autres pays en Afrique, la culture de l’assurance a un peu du mal à s’imposer auprès des populations qui, généralement, ne disposent pas des ressources essentielles afin de pouvoir s’assurer.

        INAM, des résultats en nette progression en 3 ans

Malgré un marché étriqué, les compagnies d’assurance opérant dans ce secteur ont pu engranger en 2019 près de 75 milliards de Francs CFA (environ 74. 8 milliards de Francs CFA) tandis que leur chiffre d’affaires ressortait en 2016, à 39 milliards de Francs CFA. Soit une augmentation de 32 % en seulement trois ans.
La culture assurantielle au Togo est encore faible. Selon le dernier rapport de la direction nationale des assurances, le TAEG (Taux annuel effectif global) variant entre 35 et 45 % de la population. Mais ce terrain attire de plus en plus de compagnies d’assurance étrangères rendant ainsi le secteur très concurrentiel.
De la quinzaine de compagnies animant le secteur, seules 5 sont togolaises. A noter que le groupe d’assurances Allianz (troisième gestionnaire d’actifs au monde) est passé l’an dernier sous le contrôle de Sunu Group (présent dans plus de 16 pays d’Afrique subsaharienne et compte une trentaine de sociétés et filiales affiliées).
“Si, sur la décennie, il y a eu des progressions considérables, la marge d’évolution pour atteindre une couverture totale est encore importante”, a ajouté Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.

Togo News : une nouvelle loi pour instituer une assurance maladie universelle

Le pays de Faure Gnassingbé veut renforcer son cadre légal et institutionnel, pour la mise en place d’une assurance maladie universelle. Le nouveau dispositif devrait donc étendre le régime de l’assurance maladie déjà existant à d’autres classes sociales afin de couvrir la plus grande part possible de la population. A cet effet, un projet de loi a été adapté ce jeudi 26 novembre en Conseil des ministres.
“Si cette nouvelle loi entend offrir un système intégré et cohérent d’assurance maladie universelle, elle vise une couverture aussi large que possible de ce dispositif d’aide”, a ajouté le professeur Mustapha Mijiyawa, le ministre de la santé et de l’hygiène publique.
Selon ce dernier, la couverture assurantielle veut s’étendre particulièrement aux personnes démunies, vulnérables ou indigentes, les bénéficiaires de rentes et de pension, les indépendants, les acteurs de l’économie agricole et informelle, les travailleurs régis par le Code du travail, ainsi que les agents assimilés et du publics. Il est important de rappeler que le Togo a déjà mis en place un régime obligatoire d’assurance maladie, il y a à peu près sept ans, au profit des agents assimilés et publics. Celui-ci est sous gestion de l’INAM (Institut National d’assurance maladie).

       Quels sont les avantages d’une assurance maladie ?

L’INAM a pour mission principale d’assurer la couverture des risques liés à la maternité des agents publics et de leurs ayants droit, aux maladies non professionnels et accidents. En effet, l’assurance maladie est un dispositif de couverture des risques financiers liés principalement à la maladie. Celle-ci repose essentiellement sur 3 principes qui sont le partage, le paiement préalable ou notion de garantie et la mutualisation des risques.
Le système d’assurance maladie offre beaucoup d’avantages : il permet un dialogue entre les structures de soins et les usagers ; stabilise le financement des formations sanitaires ; améliore la fréquentation des formations sanitaires ; rend solvable la demande de soins ; évite aux individus d’abandonner un traitement (ou soins) par manque d’argent ou de retarder le recours aux soins ; réduit ou élimine les risques financiers liés à la maladie.
L’INAM a pour mission essentielle de : veiller à la qualité des prestations, signer les conventions de prestations de soins de santé avec les centres médicaux au profit de ses assurés, et assurer la gestion du fonds de l’assurance.

Togo : une ligne de crédit de 750 millions de dollars de la BIDC pour le secteur des engrais

La CEDEAO veut appuyer, à travers la BIDC, sa banque d’investissement et de développement, le secteur privé des engrais du Togo. A cet effet, des discussions se sont ainsi tenues en début de mois de novembre, entre l’Association des engrais de l’Afrique de l’Ouest (WAFA) et la banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, afin de lui apporter une aide à hauteur de 750 000 dollars (soit 980 milliards de Francs CFA), sous forme de ligne de crédit. Ces ressources devraient, selon Jean-Claude Kassi BROU, le président de la CEDEAO, particulièrement aider au financement des projets de la construction d’infrastructures de stockage dans l’Union, d’achat de camions, ainsi que l’importation d’engrais. Il est important de rappeler que l’Association des engrais de l’Afrique de l’Ouest a été lancée en octobre 2017 afin de représenter les pays membres de l’Union et fédérer les acteurs de l’engrais de la sous-région.

       Fertitogo, la carte de fertilité des sols au Togo

Le Fertitogo (projet d’élaboration de la carte de fertilité du Togo), lancé en 2016 sous l’égide de l’ITRA (Institut Togolais de la Recherche Agronomique), est une application d’aide à la décision et de conseils, pour une fertilisation (apporter à un milieu de culture les éléments minéraux essentiels au développement de la plante) raisonnée des cultures.
Cette innovation a été l’une des vedettes du 11e FNOT (Forum national du paysan togolais) qui s’est tenue en mars dernier, dans la ville de Kara. Cet outil est en effet destiné essentiellement aux acteurs du secteur agricole. Celui-ci est disponible sur tous les supports (smartphones, tablettes, ordinateurs, etc.) par le lien fertitogo.tg.
Ceci est ainsi un outil que le gouvernement de Faure Gnassingbé met à disposition afin de soulager le paysan qui a besoin de connaitre, avant de procéder à la production, le statut de son sol.
Dans le cadre de l’établissement de la carte de fertilité des sols, plus de trois millions d’hectares ont été d’ores et déjà analysés au Togo. Ce mécanisme qui vise principalement à permettre aux acteurs du secteur de l’agriculture de connaître les caractéristiques de leur sol pour mieux les orienter à adapter le type de culture et les engrais (destinées particulièrement à apporter des compléments d’éléments nutritifs aux plantes, de façon à améliorer la qualité des cultures, à augmenter leur croissance et le rendement) qui conviennent. Plus de 2 millions d’hectares ont été ainsi cartographiés, sur la superficie déjà examinée, soit environ 42 % des terres agricoles nationales.
Selon Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, cette carte permettra non seulement d’améliorer la productivité des cultures végétales et les rendements, mais également et notamment de réaliser une carte des cultures par zone.

Togo News : un projet d’investissements agricoles massifs en 2021

Le gouvernement de Victoire Dogbé envisage de consacrer plus de 85 milliards de Francs CFA au développement de l’agro-industrie et du secteur de l’agriculture. L’équivalent de 9. 2 % des ressources allouées aux institutions et ministères. En effet, la nouvelle cheffe du gouvernement veut faire de l’agriculture un véritable moteur de création d’emplois et de croissance.
Selon Noël Koutéra Bataka, le ministre de l’Agriculture, les appuis prévus vont ainsi servir à créer les dispositions d’attraction (fournitures d’engrais (élément entrant dans un processus de production)) de financements privés pour le développement de l’agriculture et à catalyser les investissements privés. Il est important de souligner que le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, place l’agriculture au coeur de ses préoccupations principales en 2021. Ce secteur fait ainsi l’objet d’une attention spécifique du nouveau gouvernement sur les 3 prochaines années. Les gouvernants togolais ont ainsi prévu un ensemble d’initiatives afin de réaliser leur vision. Celles-ci consisteront donc à améliorer les rendements, particulièrement par l’accélération de l’utilisation d’engrais et l’irrigation.
Ces différentes actions viseront aussi à accélérer le développement du MIFA pour supporter deux millions d‘agriculteurs. Par ailleurs, l’extension des surfaces cultivés à 250 millions d’hectares et l’agrandissement du bassin de Kara (Nord-Est) en collaboration avec le privé font partie intégrante du PND 2018-2022 (Plan National de Développement) pour améliorer la participation du secteur de l’agriculture à la croissance et à la création d’emplois.
Il est important de rappeler que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) veut appuyer, via sa banque d’investissement et de développement, la BIDC, le secteur privé des engrais de la République togolaise. Cette organisation veut apporter un appui financier de 450 milliards de Francs CFA (environ 650 millions d’euros), sous forme de ligne de crédit.

     Comment le Togo finance son budget 2021 ?

En dépit des importantes pressions de la pandémie mondiale de coronavirus (apparu en décembre 2019 en Chine, principalement à Wuhan) sur les finances et les économies, la République togolaise table sur un budget prévisionnel 2021 qui, par rapport à celui de cette année 2020, flanche (fléchit, faiblit) à peine.
D’après le projet de la Loi de finances de l’an prochain, au Togo, le budget 2021 est attendu à 3652. 2 milliards de Francs CFA. Une projection le ramenant en baisse de 6. 9 % par rapport à 2020. Cette information émane du tout dernier conseil des ministres, qui s’est tenu ce mercredi 18 novembre à Lomé. Pour atteindre ces prévisions, le pays s’appuie particulièrement sur les dons, les emprunts extérieurs et des rentrées intérieures (non-fiscales et fiscales).

Le Togo, parmi les pays les plus sûrs du continent

Le pays de Faure Gnassingbé a progressé, sur les cinq dernières années, en matière de bonne gouvernance, malgré le ralentissement régional préoccupant. Quoique la République togolaise soit encore dans le milieu (à savoir, 26e) du classement, elle est parmi les rares économies ayant amélioré, pour cette édition, leur score. Mais, dans certains domaines, la marge de progression reste conséquente. L’IIAG (Ibrahim Index of African Governance ; fournissant une évaluation annuelle de la qualité de la gouvernance dans les pays d’Afrique) est l’un des plus importants classements de l’Afrique, passant en revue une cinquantaine d’indications vissés autour de quatre thématiques que sont le développement humain, le développement économique durable, les droits humains et la participation, l’état de droit et la sécurité. D’après Victoire Dogbé, la cheffe du gouvernement, la République togolaise fait partie des 8 pays qui sont parvenus, au cours de la dernière décennie, à s’améliorer dans ces 4 grandes catégories. On trouve, à ses côtés : le Soudan, les Seychelles, Madagascar, l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Bénin, l’Angola, et le Burkina Faso. L’IIAG note, pour cette nouvelle édition, que le pays a réalisé d’importants progrès, particulièrement en matière de Développement humain, prenant en compte le cadre social ainsi que des indicateurs liés à la protection sociale, l’éducation et la santé. La perception de Bien-être des populations s’est ainsi améliorée, dans le même sens que la santé et l’éducation.

    Pour la première fois depuis 2012, la bonne gouvernance a reculé en Afrique

Le Togo est parmi les pays les plus sécurisés et les plus sûrs du continent africain. “Depuis 2012, des progrès ont été faits par les différents pays en Afrique”, a confirmé la nouvelle première ministre. “75 % des Africains vivent dans des pays où la gouvernance est meilleure en 2020 qu’en 2012”, ajoute-t-elle.
Toutefois, ces progrès ralentissent depuis 2017, ce qui est inquiétant. La pandémie mondiale du coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan) menace ceux qui ont progressé, particulièrement dans les secteurs économiques.
Il est important de rappeler que la Somalie reste le pire pays du continent en termes de gouvernance avec un indice de 22. 3 alors que Maurice est le meilleur pays africain en la matière avec un indice de 82 %.
Au cours de la dernière décennie, c’est le Burkina Faso qui a réalisé la plus grande progression tandis que la Tunisie détient (avec – 4.9) la palme de la plus forte détérioration.

Le Togo s’achemine vers la transition digitale

Le Togo se prépare à la mise en place d’une stratégie de transformation digitale, destinée essentiellement à assurer une plus grande inclusion sociale à ses populations, améliorer sa compétitivité et libérer davantage son potentiel de croissance.
Les péages inaugurés, en fin de semaine écoulée, à Aképédo sur le Grand contournement de Lomé (la capitale togolaise), à Voudougbé sur la Nationale 1 et à Davié sur la Nationale 2, se mettent au numérique. “Ces postes (nouveaux) automatisés ‘intègrent une modernisation des moyens de paiement’, se félicite la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Dogbé.
Ces postes de péages, occupés d’une borne magnétique, accepteront des cartes d’abonnement. Durant la validité des cartes, l’utilisateur de la route pourra ainsi ‘badger’ au niveau de la borne pour que les barrières s’élèvent automatiquement, lui ouvrant le passage.
En effet, outre la multitude des voies à ces postes, induisant l’accélération et la fluidité du trafic, les usagers ont le choix entre les moyens de paiement classiques (comme par exemple le règlement des frais en espèce) et des moyens beaucoup plus modernes. Aussi, l’utilisateur de la route n’est pas limité – uniquement – à ces options précédentes. D’après le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, un système intégrant la téléphonie est également mis en place. Et si au départ, celui-ci demandera de l’utilisateur de la route qu’il crédite sa carte, il s’agira, progressivement et à terme, de système de soustraction ou de débit automatique (assurant un débit constant) de son compte. L’option vignette aussi est offerte aux utilisateurs.

        Les postes de péage désormais automatisés !

Contrairement au système classique où il revenait aux caissiers de déterminer les sommes au péage au regard des véhicules, le dispositif aura à générer, désormais, automatiquement les sommes qui vont apparaître sur l’interface du caissier. L’action de ce dernier se résumera ainsi à valider les frais. La transition numérique se poursuit au Togo.
Il est important de souligner que l’automatisation des procédures, au niveau des tribunaux commerciaux, est entrée depuis le mois de février dans sa phase effective.
Assurer la sécurité de la collecte des droits d’utilisation des infrastructures routières et fluidifier le trafic routier. Tels sont les principaux objectifs de l’automatisation des postes de péage de trois grands axes routiers. Ces stratégies s’inscrivent dans le cadre du programme régional ouest africain de développement des infrastructures de communication.

Togo News : Novissi, un programme de revenu universel de solidarité et un modèle pour le continent

Le programme Novissi, lancé en juillet dernier par le gouvernement de Faure Gnassingbé, assure un transfert monétaire direct aux familles ayant perdu tout ou partie de leurs revenus en raison de l’impact de la pandémie mondiale du coronavirus, pire ennemi de l’humanité.
Ce programme vise essentiellement à répondre à un certain nombre de défis auxquels sont aujourd’hui confrontés la majorité des pays africains, particulièrement le Togo et la Côte d’Ivoire. Celui-ci vise à fournir, tout au long de l’état d’urgence, des soutiens financiers mensuels aux personnes les plus vulnérables.
“Dans le cadre de sa série ‘Innovation partagée’, l’Agence Française de Développement met en lumière des progs développés ou créés dans nos pays partenaires”, a ajouté Rioux Rémy, le directeur général de l’AFD.
Avec l’apparition de la Covid-19 (la pandémie du siècle) et des dispositions essentielles pour endiguer la pandémie, la situation des travailleurs et des travailleuses est devenue préoccupante. “Le programme Novissi associe appui financier et innovation technologique pour les soutenir”, a ajouté madame Victoire Dogbé.
Afin d’éviter une paupérisation de ces travailleurs et travailleuses (notamment du secteur informel togolais), le programme Novissi met à leur disposition un revenu de compensation.
Nul besoin de compte en banque : un téléphone mobile suffit afin d’assurer le versement des fonds. “Ce nouveau programme représente une rupture méthodologique avec le passé. Cela préfigure donc la façon dont les progs de filets sociaux via transfert monétaire seront désormais mis en œuvre dans notre pays”, a déclaré le chef de l’Etat togolais.
Deux principales caractéristiques distinguent cette initiative. En premier lieu, la stratégie de ciblage et d’identification des populations visées : l’inscrit s’effectue par une plateforme accessible via smartphone.
La procédure de paiement évite la contrainte du faible taux bancarisation. Avec ce nouveau programme, dès qu’un candidat est éligible, il reçoit (sans aucun coût de transaction) son portefeuille directement sur son porte-monnaie électronique.

     Coronavirus : le programme Novissi fait près de 7 000 bénéficiaires à Soudou

A ce jour, le programme Novissi enregistre environ 7 000 bénéficiaires à Soudou, où il couvre désormais 92 % de la population active. A cet effet, plus de 45 millions de Francs CFA ont été mobilisés, un succès pour l’Etat togolais. “Le succès de ce programme marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en place des progs de filets sociaux à la République togolaise puisqu’il démontre la capacité des populations rurales à adopter les outils numériques”, Rioux Rémy, le directeur général de l’Agence Française de Développement.
Le dispositif d’aide avait été activé depuis le 15 juillet dernier au profit de cette localité, à la suite des dispositions restrictives ciblées, prises pour limiter la propagation de la pandémie de la Covid-19.