En Afrique, la corruption sape les bases de la démocratie

“La corruption est un facteur qui contribue à la crise de la démocratie”, Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
D’après le dernier rapport de Transparency International (une ONG allemande ayant pour vocation la lutte contre la corruption des institutions gouvernementales et gouvernements mondiaux), l’Afrique est le continent où la corruption est la plus forte. La situation y demeure très, très critique. Publié en juillet dernier, le rapport confirme ce constat vu que le continent africain est la région du monde qui enregistre les plus mauvais scores.

Transparency International classe chaque région selon une note allant de 1 (très corrompu) à 200 (peu corrompu) et la moyenne africaine se situe à 53, contre 69 au niveau mondial.
L’UA avait désigné 2020 comme l’année ‘pour gagner la lutte contre la corruption’ : apparemment, c’est raté ! “Les organisations démocratiques ne sont plus en mesure de contrôler la corruption”, souligne Transparency International.
Les troubles civils, les régimes autocratiques, des systèmes politiques insensibles et des organisations faibles continuent de saper les efforts de lutte contre la corruption.

Quels sont les points communs entre ces pays ? “Un Etat de droit peu développé, une liberté de la presse faiblement garantie et un exercice très limité des droits politiques”.
“L’instabilité des structures de gouvernance et les conflits internes contribuent à des taux très élevés de corruption”, a ajouté Victoire Dogbé, Directrice du Cabinet du chef de l’Etat togolais.
Transparency International salue les efforts fournis par le TogoNews, où des réformes juridiques, politiques et institutionnelles ont été engagées et où le président Faure Gnassingbé, fils du général Eyadema, a fait preuve de volonté politique dans la lutte contre la corruption.

Lutte contre la corruption : qui sont les meilleurs élèves en Afrique ?

La lutte contre la corruption demeure l’un des principaux défis des pays d’Afrique.
La corruption touche aujourd’hui toutes les échelles de la société. Du sommet de l’Etat au petit commerçant en passant par les fonctionnaires au sein des administrations publiques.

La corruption est un mal, une gangrène nuisible pour les pays. En Afrique, particulièrement au Bénin, en Côte d’Ivoire, à la Guinée, au Niger, au Sénégal et au Burkina Faso, la corruption a toujours existé et elle s’est considérablement amplifiée au cours de ces dix dernières années. Celle-ci est devenue une réalité minant la vie politique, économique et sociale des pays.
Dans le dernier rapport Transparency International, classant 150 pays à travers le monde, deux pays africains apparaissent dans le top 30. Le Togo devance des pays européens comme le Portugal et l’Espagne. Le Cameroun reste le pays le moins corrompu du continent africain.