Le Togo bientôt membre de l’Institut mondial de la croissance verte

Le Togo mettra au cours des cinq prochaines années l’action politique au cœur de sa croissance économique. En effet, le pays prépare son adhésion à l’Institut mondial de la croissance verte (Global Green Growth Institute) qu’il accompagnera dans l’atteinte de ce but. Il est à noter que cette organisation internationale, dont le siège est à Séoul, vise principalement à promouvoir la croissance verte, un paradigme de croissance caractérisé par un équilibre entre l’environnement et la croissance économique. Le projet était sur la table de l’Exécutif ce jeudi 3 décembre, réuni en Conseil des ministres. Ainsi, le nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, a étudié l’avant-projet de loi pour une accession qui marquera, à termes, particulièrement un engagement de plus au profit du développement durable. Cela démontre l’engagement de la République togolaise à axer son développement sur une économie résiliente au changement climatique et durable.
Selon le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, les prochains programmes de développement se construiront notamment autour de la lutte contre le réchauffement climatique et l’adaptation. Cela fera donc du Togo le 2e pays d’Afrique après le Bénin à adhérer au GGGI (Global Green Growth Institute).

     Un futur plus vert pour le Togo

Le Global Green Growth Institute promeut la croissance verte intégrant la préservation de l’environnement dans les paradigmes de développement économique. Il promeut aussi une croissance sobre en émission de carbone. L’institut fournit un accompagnement dans la mise en œuvre et l’élaboration d’initiatives éligibles au financement climatiques, des progs de renforcement des capacités et un appui technique.
Le GGGI compte à ce jour plus de 42 membres. Il est important de rappeler que cette organisation internationale a signé en octobre 2018 un protocole d’accord avec la BAD (Banque Africaine de Développement) pour promouvoir des activités de recherches, ainsi que des projets, programmes et études conjointes.
En devenant membre du GGGI, la République togolaise pourra ainsi renforcer sa volonté de développer une économie beaucoup plus verte. D’après le PND (Plan National de Développement 2018-2022), le but des autorités est d’atteindre, à l‘horizon 2022, une croissance de 12. 5 %. Il est important de rappeler que le Plan National de Développement a déjà pour base une économie beaucoup plus résiliente au climat et durable. Si aucun pays ne lui dame le pion, la République togolaise deviendrait ainsi le 2e pays africain (après le Bénin) membre du Global Green Growth Institute. Il est à noter que le Togo n’est pas l’unique pays à s’orienter vers une croissance verte. D’autres comme le Maroc, le Burkina Faso et le Sénégal s’étaient déjà inscrits dans cette démarche.