Le Togo se dote d’une structure de lutte contre la menace terroriste

La République togolaise, qui vient d’adopter sa toute première loi de programmation militaire, va consacrer, entre 2021 et 2024, plus de 850 milliards de Francs CFA au renforcement des équipements de ses forces armées.
Le nouveau gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, a annoncé la création d’un comité interministériel afin de lutter contre les risques de propagation des violences terroristes en provenance de pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Bénin.
D’après un communiqué publié samedi matin, la nouvelle cheffe du gouvernement a créé un ‘Comité interministériel de lutte et de prévention contre l’extrémisme violant’ afin de répondre à des attentats quasi-quotidiens et des menaces terroristes secouant certaines régions limitrophes de la République togolaise. “En effet, le nouveau gouvernement a pour principale mission d’œuvrer à réduire ou à éradiquer considérablement l’expansion de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base le soutien et les outils dont elles ont vraiment besoin afin de lutter contre ce fléau, et de renforcer la collaboration et la coopération entre les forces de sécurité et de défense, et l’administration pour une lutte et une prévention efficace”, a déclaré Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.

       Terrorisme : l’Afrique peut-elle faire face ?

Le président du Togo avait promis en mars dernier une nouvelle loi sur la sécurité inférieure afin de lutter contre cette nouvelle menace. D’après les échos, ce dernier, qui craint particulièrement une attaque d’éléments des groupes terroristes venant du Bénin voisin, prévoit d’accroître les effectifs des FAT (Forces Armées Togolaises), de 18 980 hommes actuellement, à 36 500 en 2024. Il avait annoncé le démantèlement des cellules djihadistes, ces dernières semaines dans le pays. Si les dispositions prises par la République togolaise pour prévenir l’extrémisme violent semblent novatrices, celles-ci doivent être soumises au test de la réalité.
Longtemps confinée au Sahel, la menace terroriste se répand depuis mars 2019 vers les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (à savoir le Bénin, le Ghana, Gambie, Cap-Vert, Burkina Faso, etc.). Pour la République togolaise, ce risque a été confirmé le 20 juillet 2020 lors d’une attaque contre un poste mobile de douane, à Noaho.
Les ministres de la Sécurité du Conseil de l’Entente se sont réunis la semaine dernière à Lomé, la capitale togolaise. Cette cinquième réunion annuelle s’est centrée essentiellement sur la lutte contre les attaques terroristes dans l’Espace commun.