Togo | impact du journalisme citoyen sur le journalisme professionnel

Le journalisme participatif ou journalisme citoyen, occupe de plus en plus une place dans la diffusion de nouvelles et informations ces dernières années. Avec cette forme de participation des lecteurs, chacun peut désormais s’improviser journaliste. Ce qui nous amène à nous interroger sur l’impact que pourrait avoir cette approche participative sur le modèle traditionnel du journalisme.

En dépit des nombreuses critiques qu’on pourra porter à l’endroit du journalisme participatif, il n’est pas moins fréquent de noter son implication dans l’univers de la presse traditionnel. Dans le contexte togolais, c’est une évidence que ces deux modèles de journalisme, contribuent à relayer, chacun à sa manière, des informations et actualités togolaises et d’ailleurs. Toutefois, cela n’exclut pas le fait, qu’ils soient appelés à collaborer fortement sur certaines informations ou récits.

Contribution du journaliste citoyen

En effet, la relation de collaboration du journalisme citoyen avec les journaux traditionnel (Presse écrite, journaux togolais en ligne, sites togolais […]), est une relation qu’on pourrait qualifier de relation verticale, en ce sens, que ce sont parfois les journalistes participatifs, qui contribuent à fournir des informations en temps réel, ou des récits d’événement aux journalistes professionnel.
Ne pouvant pas être à chaque fois témoin oculaire pouvant raconter fidèlement les faits, ou les illustrer à travers des vidéos et photos prises, les journaux d’information togolaise se voient souvent obliger, dans le traitement des sujets d’événements auxquels ils n’ont pas assisté, de recourir aux clichés photographiques, ou aux récits des journalistes citoyens. Ce qui impacte considérablement les contenus.

Suspicion du journaliste professionnel

Soulignons que les journalistes de métier, même s’ils considèrent que la participation active des citoyens dans la diffusion des informations peut leur être profitable dans une certaine mesure, ils restent tout de même très suspicieux vis-à-vis de ceux-ci.
Car, selon ces professionnels, le fait que le citoyen soit relayeur d’une information ou témoin d’un événement, ne fait pas de lui un journaliste pour autant. N’étant pas soumis aux règles d’éthique et déontologique qui régissent la profession, il serait important pour ces citoyens désireux de contribuer à l’éveil informationnel du grand public, de suivre des formations approprier afin de pratiquer ce métier de manière professionnelle.